Dépathologisation des personnes trans: avancées légales et sociales

Le troisième samedi d’octobre devient une date emblématique pour la revendication de la dépathologisation des personnes trans. La lutte incessante de la communauté transgenre pour la reconnaissance de son droit à l’identité et à l’expression de genre a conduit à la célébration de cette journée de sensibilisation.

En 1990, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a marqué un jalon en retirant les personnes homosexuelles de la liste des maladies, laissant derrière elle la catégorisation des lesbiennes et des homosexuels comme « déviants » ou « malades ». Cette décision a marqué la fin des arguments biologiques qui sous-tendaient la discrimination. Cependant, la transsexualité n’a pas reçu la même reconnaissance à l’époque et est depuis lors considérée comme une pathologie. Néanmoins, depuis 2018, l’OMS a effectué un changement important en reclassant la transsexualité sous l’intitulé « Troubles de l’identité de genre » au lieu des « Troubles de la personnalité et du comportement », devenant ainsi une partie de la liste des « conditions liées à la santé sexuelle » et en utilisant le terme « incongruence de genre ».

En 2016, la Catalogne a adopté un modèle de soins de santé novateur qui ne considère plus la transsexualité comme une pathologie. Cette mesure a permis l’émission de cartes de santé avec le nom préféré et a ouvert la voie à ce que d’autres documents officiels suivent le même chemin.

Cette année, l’État espagnol a fait un pas significatif vers l’égalité et la reconnaissance des droits des personnes trans avec l’adoption de la loi 4/2023 pour l’égalité réelle et effective des personnes trans et la garantie des droits de la communauté LGBTI. Cette loi a une pertinence directe dans la dépathologisation des personnes trans en promouvant l’égalité et les droits des personnes trans et en éliminant les pratiques qui considéraient leur identité de genre comme une pathologie. Elle constitue une étape importante dans la reconnaissance des droits des personnes trans et de la communauté LGBTIQ+.